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Un BTS avorté pour cause de travail en intérim ?

Un chemin de croix à 45 ans

mardi 27 novembre 2007, par Claire

Tout d’abord, félicitations pour la création de ce site dédié à tous ceux qui veulent se lancer dans une procédure de Vae où au bout, il y aura du bonheur, ou beaucoup de pleurs.

Il faut aujourd’hui, après le lancement depuis quelques années de cette Vae, que les personnes qui souhaitent participer à cette aventure « témoignent », comme le dîtes très justement, afin de mettre en garde des personnes déjà fragilisées par notamment la recherche d’un emploi et qui espèrent par ce biais avoir plus de chance d’obtenir une nouvelle chance, plus de stabilité dans leur vie professionnelle, dans leur vie tout simplement.


Pour ce qui me concerne, il y a jour pour jour eu un échec en novembre 2005 un second et dernier échec face à cette vae pour obtenir un Bts assistante de direction, 2 passages, 2 échecs, très difficile, avec le temps, les peines s’estompent….avec l’âge, on fait le constat qu’il y a des événements plus graves, mais tout de même, on ne sort pas indemne d’un échec professionnel.

On donne tout de soi, on ne compte pas les heures de travail, on paralyse un peu sa vie de famille.

Je ne nommerai personne volontairement, ni mon coach financé par mon entreprise de travail temporaire, ni le jury de Bts, tous on respecté leur engagement professionnel, avec le temps, et face à la déception, on sait analyser ce qui s’est passé pour obtenir deux fois de suite la non validation.

En 2004, mon employeur, une des plus grosses sociétés de travail temporaire me contacte, et me demande si je souhaite valider mon expérience professionnelle en validant un diplôme.

Je ne devais débourser aucun argent, juste mon énorme investissement personnel…bien évidement, j’accepte.

Plusieurs rdv avec mon coach, présentation du livret 1, puis présentation du livret 2, puis le jury

Le verdict tombe : 3 modules validés sur 5

Mon coach crie à l’injustice, j’ai été victime d’un jury difficile, elle était certaine que j’aurai dû obtenir cette validation

Raison invoquée, Je suis intérimaire depuis plusieurs années, et les postes que j’occupais n’étaient pas de la même responsabilité que les personnes embauchées en cdi. Il faut avoir le courage de l’admettre, et je l’admets, ils n’ont pas tout à fait tort, mais le jury aurait pu être indulgent….

2005, mon coach sans l’accord de mon employeur me demande de me représenter, elle m’aide gracieusement à corriger mon livret 2, et je dois me représenter,

Cette année, on a fait une très grosse boulette, et là, le jury a encore sanctionné encore plus lourdement, puisqu’aucun module ne m’a pas été validé, je gardais le bénéfice des 3 modules c’est tout…

Je faisais confiance à mon coach, chacun son domaine de compétence…cette personne m’a dit que j’avais été victime d’un jury sévère, que mon dossier devait être validé, c’était l’évidence.

Une année ont séparé ces deux présentations, la question d’un membre du jury fût évidente : qu’avais vous fait durant cette année, avez-vous progressé ??

Eh, là, je devais annoncer la vérité, je suis honnête, et mon coach le savait, cette même année 2005 : arrêt de travail durant 5 mois, …donc quoi dire avez-vous progressé durant les 7 autres mois,

J’ai fini par dire, ce qui était vrai mais encore trop léger, j’avais trouvé un cdi au sein d’une Pme : une auto école de taille importante. Ils ont bien eu raison de ne pas me valider en 2005 ce bts : il n’y avait eu aucun changement probant depuis 2004 et je travaillais dans une pme, c’était plutôt un bts assistante de gestion qu’il aurait fallu valider, mais prudence, je n’occupais pas à ce poste de fonctions comptable demandées dans ce Bts

La conclusion de mon histoire :

Mes erreurs :

1) je n’aurais pas du valider un Bts assitante de direction en qualité d’intérimaire, il faut trois années dans la même fonction, ce n’est pas dit dans les textes, mais 3 ans en cdi offre plus de chance,

2) je n’aurais pas du me présenter une deuxième fois, avec quasiment le même dossier, sans plus d’expérience et même si mon contrat stipulait que j’occupais un poste d’assistante de direction, cela n’était pas crédible devant un jury

La moralité de cette histoire :

Je crois beaucoup que l’on sort grandit d’expérience non concluantes,

Mais prudence, moi j’étais entourée d’amis, et de mon fils, j’ai donc pu « digérer », mais je tiens à mettre en garde les personnes déjà fragilisées, déprimées, on ne sort pas grandit, le manque de confiance en soi peut s’installer, car il ne faut pas oublier que si l’on veut valider notre expérience par un diplôme, c’est que l’on est un peu complexé….de notre niveau d’études

Je me permettrai de rajouter, qu’il faut vraiment bien étudier,en amont, la conception des livrets. Voir si l’on rentre vraiment dans la catégorie des personnes ayant un maximum de chances pour obtenir ce diplôme, sinon, il est très hasardeux de se lancer dans cette histoire, car il ne faut pas non plus oublier un paramètre très important, il faut prendre des jours de congés pour se présenter au jury, vous pouvez donc dire à votre employeur comme vous êtes confiant que vous avez pour projet une validation d’acquis, mais après, il faut être encore très fort et annoncer le verdict….

J’espère avoir été concise, et pour répondre à vos questions :

Les abus des organismes organisateurs en terme de promotion de la VAE et des résultats rarement à la hauteur de ce qui est annoncé, Réponse : oui, les résultats n’ont pas du tout été à la hauteur de ce que ma coatch associée à mon employeur m’avaient énoncé.

- La réalité du suivi avec ou sans le concours du corps enseignant. Réponse : au secours, j’ai essayé de les contacter afin de passer les deux modules qui me manquent, ils savent tout juste ce qu’est la Vae.

- Vos ressentis notamment en ce qui concerne l’entretien.

Réponse : Immense déception : questions récurrentes de leur part : pourquoi n’avez-vous pas suivi vos études lorsque vous étiez jeune ? Quoi leur répondre du haut de mes 45 ans, mes parents ne pensaient pas nécessaire de m’offrir des études, et leur non-compréhension quant aux problématiques pour trouver un cdi : ah, vous êtes toujours intérimaire depuis 4 ans….ils sont franchement largués par rapport au monde du travail.

  • Les issues proposées et le cout de la formation continue lors des validations partielles.
  • Réponse : aucune issue proposée,
  • Le coût, je n’ai absolument pas les moyens de payer quoi que ce soit, je vis seule avec mon fils, et j’alterne cdd, et contrat d’intérim, là par contre je mets un énorme point d’honneur à ma société de travail temporaire qui a tout pris en charge, et le plus gros point d’honneur, et ma coatch qui m’a accompagné lors de ma deuxième présentation sans me faire payer un centime : bravo à elle

J’espère vous avoir aidée, merci à vous de m’apporter une réponse quant à ce mail à savoir si vous attendiez ce genre de témoignage.

P.-S.

Merci pour votre témoignage et félicitation pour votre humilité. Celle l’on retrouve chez les gens qui se battent tous les jours.

Il est évident que si vous avez été accepté pour cette validation (livret 1), ç’est que vous aviez l’expérience requise.

Mais le corps enseignant de l’éducation nationale, surtout s’il n’est pas issu du monde du travail, peut avoir du mal à comprendre la souplesse d’esprit et la maîtrise du « changement » qu’exige l’adaptation aux missions intérimaires. La vie des gens instables dans leur parcours dérange la mentalité en France ...

Maintenant « assistance de direction » ou « assistance de gestion » demeure un BTS soit un diplôme relativement facile à obtenir après un bac plus que moyen (quand on a 20 ans). La moyenne est à 10/20, il ne faut pas l’oublier, même si le corps enseignant developpe des cursus et des cours souvent très complet.

Vous avez également eu votre dose de questions subjectives en examen ( celle qui sont là pour faire du mal) : Et bien oui, notre société à eu raison des grands hommes.

Bonne chance, votre témoignage fera avancer les mentalités nous l’espérons

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