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La VAE vu par les acteurs

lundi 26 novembre 2007

L’état a trop rapidement vendu son produit en disant : « transformer son expérience en diplôme » La VAE à été mis en place, en théorie, pour donner la possibilité d’élever ou d’adapter son niveau de qualification en fonction de l’expérience professionnelle vécue. Etat des lieux.

Voir en ligne : compte rendu d’une réunion des professionnels de la formation, du conseil et de l’orientation.

Cette discussion va démarrer sur des extraits d’une rencontre régionale dans le contexte de la VAE. NDLR

- introduction :

La VAE est un enjeu individuel et collectif très important. Elle va générer des bouleversements considérables car elle va modifier, et modifie déjà, les rapports entre la formation, la certification, l’accès au travail et l’évolution des carrières professionnelles. On peut certes observer des dysfonctionnements mais il faut souligner que la VAE est déjà un succès au vu des chiffres évoqués précédemment.

  • contexte : Les transitions professionnelles sont plus fréquentes. Les itinéraires sont devenus plus chaotiques, moins cohérents et rectilignes tant en raison de contraintes externes que de choix individuels. Les incertitudes ambiantes génèrent un sentiment d’insécurité croissant. Ces questions de l’incertitude et du risque sont au cœur des questionnements de l’usager qui envisage une démarche VAE.

- extrait 1 : Si on se place du côté de l’usager, qu’est-ce qui fait qu’il s’engage ou ne s’engage pas ?

Au-delà de la question du risque et de l’incertitude évoquée précédemment, la question de l’échec dans la démarche VAE a été peu abordée jusqu’à lors. Or, l’absence de validation totale a des conséquences personnelles parfois dramatiques. La question de l’engagement du bénéficiaire est elle aussi cruciale pour éviter les échecs.

On observe des certifications partielles mais il y a aussi des non certifications. Un échec à la VAE n’a rien à voir avec un échec à un examen. Les conséquences personnelles d’une non reconnaissance professionnelle sont démesurées par rapport à l’examen lui-même.

Il y a tout intérêt à optimiser le parcours pour que les risques d’échecs soient marginaux. Il ne faut pas que les candidats se disent « mon expérience n’a pas de valeur ». Le candidat fait souvent une confusion. Il a le sentiment que la VAE évalue les compétences qui ont été les siennes dans l’entreprise. Or, la VAE suppose le rapprochement entre l’expérience singulière et la norme sociale. S’il y a confusion entre les compétences de la personne et la certification, il peut y avoir une énorme frustration quand les personnes ne sont pas validées parce qu’elles n’ont pas eu l’occasion d’exercer certaines compétences du référentiel. Or, il n’existe pas forcément un référentiel pour toutes les expériences.

Le slogan « Transformer votre expérience en diplôme » a pu donner un sentiment de simplicité, voire d’automaticité. Ce n’est pas le cas. Le candidat va-t-il pouvoir atteindre ses objectifs sans risques ? Non, pas toujours. Il faut donc éviter de lui ajouter des risques et des difficultés.

- Extrait 2 : Vae et formation . NDLR Le discours est sans langue de bois. La VAE est au service de la construction de parcours qualifiant. Elle est un moyen utilisable pour servir la FORMATION tout au long de la vie soit prise isolément soit en complément d’autres moyens. En outre, dans une VAE, la validation partielle n’est pas une exception ; elle doit être envisagée comme une possibilité, dès le début de la démarche, par le candidat et par les professionnels certificateurs et financeurs. Il est ainsi nécessaire d’imaginer une ingénierie post VAE et de trouver des modalités de financement adaptées.

- Extrait 3 : 2. Les changements introduits par la VAE

Par ailleurs, la question de l’équité est récurrente dans les débats sur la VAE. Cela renvoie à la fois à l’homogénéité des pratiques de certification (notamment la question des jurys) et plus généralement aux modalités d’évaluation des compétences et de l’expérience singulière. D’autre part, si le titre obtenu par la VAE ou par l’examen est bien sûr le même (c’est la loi), entre la réglementation et les représentations sociales, il y a parfois du chemin à faire.

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